Noeud de Dufour

Présentation du noeud de Dufour :

Le noeud de Dufour permet de descendre en rappel sur un seul brin de corde.

Ce noeud peut être utile si :

  • un des deux brins de votre rappel est endommagé,
  • vous enchaînez un grand nombre de petits rappel (gain de temps en installation),
  • vous utilisez un ancrage naturel (arbre, rocher) et voulez limiter les frottements.

Avantages : installation rapide,

Inconvénients : descente sur un brin, moins sécuritaire qu’un montage plus classique...

Étape 1 :

noeud-de-Dufour-1

Prenez votre corde en double, puis passer une boucle dans votre ancrage ou autour de votre amarrage naturel.

Étape 2 :

noeud-de-Dufour-2Passer un des deux brin dans la première boucle (ganse),

Renouveler cette opération avec l’autre brin, puis alternativement au moins cinq fois.

Étape 3 :

noeud-de-Dufour

Serrer l’ensemble des ganses et descendre sur le brin de corde bloqué.

Il vous suffit de tirer alternativement sur chaque brin pour débrayer ce noeud auto-serrant et récupérer votre corde.

9 thoughts on “Noeud de Dufour

  1. Bonjour, je sais que ce noeud est idéal pour la récupération de la corde. Le seul inconvénient est qu’il y a pas plus d’images en détaillées après la photo numéro 2.

  2. « Moins sécuritaire »… Personnellement je dirais que ce noeud a déjà tué quelques alpinistes et qu’il est potentiellement extrêmement dangereux.
    Je ne le préconise certainement pas juste pour gagner du temps ou limiter des frottements : dans les deux cas il y a d’autres solutions beaucoup moins risquées.
    Si j’ai un brin de rappel endommagé de sorte que les rappels sont impossibles, j’appelle les secours plutôt que risquer ma vie et celle de mon second.

    Cela dit il y a certainement des cas d’urgence et des lieux reculés où la solution s’impose MAIS il est impératif d’avoir le RISQUE MAJEUR à l’esprit !!

    1. Les trois petits points n’y sont pas pour rien 😉 Tout dépend de l’expertise des utilisateurs. Ce n’est bien évidement pas un débutant qui l’utilisera. On est loin du crochet « décrocheur pierre Allain ».
      Comme tout noeuds, il est dangereux quand il est mal utilisé. Certains ne faisaient que trois boucles à une certaine époque.
      Rien n’interdit de sécuriser la dernière ganse (noeud d’arrêt, mousqueton) pour les différents utilisateurs et bien serrer la dernière ganse lors du dernier passage.
      Rien n’interdit d’abandonner une sangle/cordelette et un maillon rapide également autour d’un arbre pour être sur de ne pas bloquer son rappel.
      Il y a hélas bon nombres d’endroit où le téléphone reste décoratif dans sa veste, alors que cela capte au sommet.

      1. La descente du dernier de cordée se fait sur le brin du second que celui-ci vient de mouliner ( 1/2 cabestan )…pour descendre sur le bon brin il faut rajouter une ganse selon le brin avec lequel on a commencé et s’assurer surtout que ce brin de descente est plus COURT que le brin qui va servir à tirer sur la ganse pour défaire le noeud……on peut supposer que les erreurs viendraient plus de cette mauvaise gestion des longueurs de corde que d’erreurs sur la confection du noeud qui comme tout élément de sécurité demande a être fait et refait avec toutes les configurations possibles au sol les jours de mauvais temps puis progressivement en situation de verticalité….Défaire les noeuds d’encordement, les refaire, les revérifier plus les auto-assurances dans les rappels ( pas obligatoires avec des plaquettes type  » Mascott « ) 5 minutes par rappels sur une arête de 10 petits rappels , total : presque une heure de gagnée….il est sûr que si au niveau de la confection et des modalités d’utilisation de ce noeud Dufour on est pas entrainé et d’en l’à peu près, mieux vaut opter pour un autre mode de progression…….

        1. Bonjour Magne,
          La répétition est la clé de la maîtrise, vous avez tout à fait raison 😉
          Ne pas oublier la vérification avant de partir tout en étant encore longé. Trop de personnes ne testent pas leur montage et s’en rende compte bien trop tard…

  3. Suite à différents essais, l’utilisation de la plaquette  » Mascott  » avec un seul brin selon les diamètres de cordes ( cordes fines 8 mml ou d’attache 10.5 mml ) et ou la forme du mousqueton utilisé pour le freinage, peut s’avérer délicate, par conséquent la mise en place d’un auto-bloquant sur le brin de descente si l’on souhaite une assurance semble indispensable……

    1. Il existe effectivement différent types de plaquettes plus ou moins auto bloquantes selon les configurations.
      Il est de toute façon indispensable d’installer un auto bloquant (attention à utiliser un ficellou assez fin et à privilégier cette fois un noeud fonctionnant sur un seul brin; le machard ou le prussik cette fois) lors d’une descente, qu’elle se fasse sur un seul brin ou sur deux.

  4. Je fais suite à tous les commentaires sur ce Nœud.

    Il me semble que certains en parlent sans l’avoir vraiment essayer in situ… La première ganse est loin de se défaire toute seule ! Dès que le premier descend le nœud se serre et la première boucle n’est pas simple à défaire.

    A l’usage vous verrez qu’il faut tirer fort, même très fort parfois, sur le brin de rappel pour libérer le nœud (a première ganse n’est pas facile à défaire).

    Le reste du nœud va bien mais il faut quand même avoir la volonté de le défaire avec les tirs successifs sur chacun des brins. Le défaire par a

    ATTENTION TOUTEFOIS :
    Ca reste un nœud à maitriser parfaitement pour sa mise en œuvre mais qui n’est pas très compliqué à faire et à contrôler.
    Par contre, une mauvaise mise en œuvre et ca peut être le drame. Ne pas oublier que son surnom est le « trompe la mort »…
    Et il est vrai qu’il y a bien d’autres techniques efficaces plus prioritaires à connaitre avant de commencer à travailler celui-ci.

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